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La nuit je rêve que je dors, je rêve que je rêve et je rêve que tu m'aimes comme je t'aime. Mais tous ces rêves ne sont que chimères et quand point le jour, quand vient le douloureux instant de l'éveil, mon coeur se tait et mon esprit se ment à nouveau.



Mardi 21 octobre 2008 2 21 /10 /Oct /2008 01:58

Quand l'infidèle usait envers moi de ses charmes

Quand l'infidèle usait envers moi de ses charmes,
Son traître coeur m'allait de soupirs émouvant,
Sa bouche de serments, et ses deux yeux de larmes,
Mais enfin ce n'étaient que des eaux, et du vent !

Elle jurait ses yeux, lumière parjurée,
Et ses yeux consentaient à l'infidélité,
Que notre amour serait à jamais assurée,
Mais ses yeux profanés n'ont pas dit vérité.

Ses yeux qui nourrissaient tant d'arcs en leurs prunelles,
S'ils ne m'eussent déçu, l'on s'en fût ébahi,
Ses yeux qui n'étaient siens que pour être infidèles
Il y allait du leur, s'ils ne m'eussent trahi.

Je devais souhaiter, afin de ne me plaindre,
Qu'ils n'eussent pu s'aider sinon de la rigueur :
Infidèle aux beaux yeux qui savez si bien feindre,
Changerez-vous point d'yeux aussi bien que de coeur ?

Elle jurait ses yeux qu'elle s'était rangée
A ne vouloir changer d'humeur aucunement,
Et si ne mentait pas, bien qu'elle soit changée,
Car son humeur était le même changement.

Elle jurait ses yeux qui pour feindre des peines
Arrosaient son beau sein de leur humidité.
Je pensais que ses yeux fussent vives fontaines,
Et qu'elle eût dedans l'âme un roc de fermeté.

Mais je me trompais bien de penser cela d'elle,
Et ne connaissais pas ses traits malicieux,
Ce n'était que du vent enclos en sa cervelle,
Qui se tournait en pluie, et sortait par ses yeux.

Si toujours je ne l'eusse en mon âme adorée,
Je ne blâmerais pas son courage léger,
Et ne l'attaquerais de sa foi parjurée,
Si je ne l'eusse aimée assez pour l'obliger.

Apprenons de ce sexe à le traiter de même :
A nous tenir en garde, et ne nous fier point.
Faisons la guerre à l'oeil, aimant comme on nous aime,
Et ne nous engageons si ce n'est bien à point.

Si l'on nous veut aimer, ne trouvons point étrange
D'aimer encore plus, et d'aller bien servant,
Mais ces Caméléons qui n'aiment que le change
Saoulons-les d'inconstance, et les paissons de vent.

Infidèle beauté, qui me rendras plus sage
Désormais à l'endroit des autres que de toi,
Je te dois mon école, et mon apprentissage,
Et te payant ces vers, c'est ce que je te dois.
Par Jonathan - Publié dans : La cour des grands (poèmes) - Communauté : Amoureux, à vos plumes!
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Commentaires

Magnifique, tu fais bien de reprendre du service! Vas faire un tour sur mon blog aussi, si tu veux, il y a de la nouveauté... Bises
Commentaire n°1 posté par Marielle le 21/10/2008 à 18h20
Bonsoir, j'ai découvert votre site grâce à l'annuaire de Bunny le Chti, sur lequel je suis inscrite et je fais une bien agréable rencontre dans un univers poétique plein de talent ! Une personne sensible dotée d'une très jolie plume. bravo et bonne continuation. Bien cordialement
Commentaire n°2 posté par Monicalisa le 07/04/2009 à 17h59

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