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La nuit je rêve que je dors, je rêve que je rêve et je rêve que tu m'aimes comme je t'aime. Mais tous ces rêves ne sont que chimères et quand point le jour, quand vient le douloureux instant de l'éveil, mon coeur se tait et mon esprit se ment à nouveau.



Samedi 12 avril 2008 6 12 /04 /Avr /2008 23:52

Je t'adore à l'égal de la voûte nocturne,
Ô vase de tristesse, ô grande taciturne,
Et t'aime d'autant plus, belle, que tu me fuis,
Et que tu me parais, ornement de mes nuits,
Plus ironiquement accumuler les lieues
Qui séparent mes bras des immensités bleues.

Je m'avance à l'attaque, et je grimpe aux assauts,
Comme après un cadavre un choeur de vermisseaux,
Et je chéris, ô bête implacable et cruelle !
Jusqu'à cette froideur par où tu m'es plus belle !

Par Jonathan - Publié dans : La cour des grands (poèmes) - Communauté : Amoureux, à vos plumes!
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